Club Pensez Boeuf

Une journée dans la vie de…

Darlene SanfordDarlene Sanford fait l’élevage de bovins depuis plus de 20 ans, à la suite de son retour à la ferme après avoir gradué de l’école d’agriculture. Au début, elle travaillait avec son père, mais depuis son mari s’est joint à eux et sous peu leurs deux adolescents participeront aux travaux.

« Je savais que c’était ce que je voulais faire, » nous confie Darlene. « J’ai besoin d’être impliquée et j’aime travailler à l’extérieur, alors le travail de la ferme est parfait pour moi. J’ai toujours aimé les bovins et j’aime travailler avec eux. »

La plupart des bovins ne passent pas toute leur vie sur la même ferme. Ils naissent dans une ferme appelée vache/veau puis passe à une ferme de semi finition où ils sont nourris jusqu’à ce qu’ils atteignent un poids de 900 lb. De là, ils sont vendus à un parc d’engraissement où ils sont élevés jusqu’à ce qu’ils aient atteint le poids final.

Darlene possède un parc d’engraissement, procède aussi à la semi finition, elle achète de jeunes animaux de fermiers en qui elle a confiance afin d’avoir des animaux en santé. La santé et le bien-être des animaux sont de première importance pour Darlene.

« Nos animaux sont très bien traités, » nous dit Darlene. « Leur environnement est propre et ils ont traités humainement. Je surveille étroitement avec les animaux et je les traite rapidement si je détecte un problème de santé. J’évite que les animaux soient stressés. Si un animal est stressé et qu’il n’est pas bien, il devient moins productif. Il ne grandit pas aussi bien et ultimement ceci signifie une perte de revenu pour le producteur. »

Les animaux sont à l’abri et ont de l’espace pour circuler. Durant les mois d’été, l’abri est ouvert afin que l’air et le soleil y pénètrent. L’abri peut aussi être fermé afin que les animaux soient protégés des éléments pendant les tempêtes ou durant l’hiver. On nourrit les animaux deux fois par jour avec un régime équilibré et ils ont accès à de l’eau fraîche.

Les médicaments, les antibiotiques et les vaccins ne sont utilisés que lorsque nécessaires afin de s’assurer que les bovins soient en santé et pour traiter la maladie. Ces produits sont soumis aux mêmes tests rigoureux que les produits utilisés pour les humains. Le guide d’utilisation pour l’administration de ces produits est testé par le gouvernement de la même façon que tous les médicaments disponibles sur le marché.

Darlene insiste pour que les animaux soient vaccinés sur la ferme où ils sont nés avant d’arriver à sa ferme au cas où ils auraient été exposés à une ou l’autre maladie. Néanmoins, il est rare qu’un de ses animaux soit malade. « Nous développons une grande compréhension de nos bovins » nous rapporte Darlene. « On remarque les subtilités de leur comportement. Comme les humains, où l’on observe un petit changement juste avant de tomber malade, la même chose se produit chez les bovins. On observe un changement près de 8 heures avant l’apparition des symptômes. L’animal est alors retiré du troupeau pour éviter la contamination. »

Les journées de Darlene commencent à 5 h 45 et terminent vers 22 h. Néanmoins, son travail lui permet d’être près de ses enfants et elle aime les élever à la campagne. Elle aime le défi que lui apporte un travail féminin non traditionnel et sourit aux regards étonnés qu’elle suscite lorsqu’elle conduit son tracteur sur les routes de L’Île du Prince-Édouard. Elle aime l’industrie du bœuf et en tant que Présidente de l’Association des éleveurs de bovins de sa province, elle travaille fort à faire la promotion du bœuf qu’elle produit.

« Je suis fière de mon travail. À la fin de la journée lorsque je regarde par la fenêtre, je peux voir clairement ce que j’ai accompli. Lorsque je me lève le matin, je sais très bien ce que j’ai à faire et j’aime cela. »